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Rappel national des pistaches au Canada lié à la Salmonella

Homme assis à table lisant l'étiquette d'un sac de pistaches en regardant son smartphone dans une cuisine lumineuse.

L’enquête canadienne sur les pistaches s’est élargie jusqu’à devenir un rappel national, qui couvre désormais aussi des chocolats et des beurres de pistache associés à une contamination à la Salmonella.

Ce qui n’était au départ qu’un avis visant des fruits à coque vendus en vrac s’est transformé en alerte de grande ampleur, touchant des coffrets-cadeaux, des barres de dessert et des bocaux rangés discrètement dans les placards.

La liste ne cesse de s’allonger

Depuis le 12 novembre 2025, une liste de rappel mise à jour régulièrement montre comment des pistaches contaminées ont circulé entre détaillants et fabricants partout au pays.

En reconstituant les registres d’expédition et les liens entre fournisseurs, les inspecteurs de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) ont établi qu’un même ingrédient se retrouvait à l’origine de dizaines de produits pourtant sans lien apparent.

Actualisée une nouvelle fois le 15 janvier 2026, la liste couvre maintenant des centaines d’articles à base de pistache ou contenant de la pistache, vendus à l’échelle nationale et en ligne.

Certaines pistaches visées ont été commercialisées sans marque clairement identifiée ou en vrac. Pour cette raison, l’avertissement ne se limite pas aux étiquettes connues et s’étend à des produits du quotidien, ce qui soulève la question de l’ampleur réelle de la contamination.

Le rappel touche aussi les douceurs

Les mises à jour du début janvier ont ajouté à la liste des chocolats assortis Peace by Chocolate ainsi que des beurres de noix et de graines NuttyHero.

Vendus à l’unité ou réunis dans des boîtes variées, certains chocolats apparaissaient sous des appellations telles que Dubai Style Chocolate Pistachio et Kunafa Bar.

Plusieurs chocolats rappelés portaient également des étiquettes personnalisées pour des entreprises, ce qui signifie qu’un panier-cadeau au travail pourrait être concerné.

Comme les beurres de noix sont consommés petit à petit, à la cuillère, un bocal rappelé peut rester dans une cuisine pendant des semaines.

Pourquoi les pistaches restent un risque

Une étude a montré que la Salmonella survivait sur des pistaches pendant au moins une année complète lors du stockage.

Dans les snacks secs, classés parmi les aliments à faible teneur en eau, la disponibilité en eau est très limitée : les bactéries peuvent alors rester en dormance au lieu de disparaître.

« Les aliments contaminés par la Salmonella peuvent ne pas avoir l’air ou l’odeur d’un produit altéré, mais ils peuvent quand même vous rendre malade », a averti l’ACIA.

Dès que des pistaches contaminées entrent dans une recette en usine, le problème peut se propager à plusieurs marques qui utilisent le même ingrédient.

Impact sur la santé à l’échelle nationale

Un avis de santé publique a relié les rappels de pistaches à 166 maladies et 25 hospitalisations au 15 janvier 2026.

Dans six provinces, l’Ontario et le Québec concentrent la majorité des cas déclarés, illustrant jusqu’où un seul ingrédient peut voyager.

Les autorités ont invité les Canadiens à envisager des alternatives aux pistaches en provenance d’Iran, car les enquêteurs ont associé de nombreux produits rappelés à cette origine.

Comme les pistaches peuvent se conserver des mois dans les placards, l’avertissement reste pertinent bien après la fin des courses.

Des symptômes pouvant s’aggraver

Les responsables de santé publique indiquent que les risques augmentent chez les enfants de moins de cinq ans, les personnes enceintes, les personnes âgées et toute personne immunodéprimée.

Les symptômes peuvent inclure fièvre, maux de tête, vomissements, nausées, crampes abdominales et diarrhée, et ils peuvent être très éprouvants pendant plusieurs jours.

Dans de rares cas, la bactérie se propage dans le sang, et une arthrite réactionnelle - une inflammation douloureuse des articulations après une infection - peut apparaître plusieurs semaines plus tard.

Toute personne se sentant gravement malade devrait contacter un professionnel de santé et éviter de préparer des aliments pour d’autres personnes.

Comprendre la classe II

Au Canada, ce rappel est classé en classe II, une catégorie de politique utilisée pour hiérarchiser les risques sanitaires parmi les aliments rappelés.

L’ACIA a classé ce rappel en classe II, ce qui signifie que la consommation présente un risque modéré d’effets sur la santé à court terme ou d’effets non mortels.

Pour la plupart des adultes en bonne santé, ce niveau indique un problème pouvant être temporaire, tout en restant dangereux pour les personnes vulnérables.

Même avec une évaluation modérée, les produits rappelés ne doivent jamais être consommés, puisque des conséquences graves restent possibles dans certains cas.

Du fournisseur au rayon

Derrière chaque nouvelle entrée, les inspecteurs ont suivi la trace des pistaches à travers des grossistes, des boulangeries et des fabricants de confiseries qui utilisaient le même ingrédient.

Les analyses en laboratoire permettent de détecter une contamination à la Salmonella. Le code de lot figurant sur l’emballage aide ensuite les enquêteurs à relier le produit à une expédition précise.

Lorsqu’une marque achète des pistaches auprès d’un fournisseur qui dessert de nombreux clients, un résultat positif peut rapidement se répercuter sur l’ensemble de la chaîne.

Chaque ajout de produit oblige aussi les entreprises à retirer des stocks, informer les clients et vérifier de nouveau leurs recettes avant la mise à jour suivante.

Vérifier sa cuisine

À la maison, la mesure la plus sûre consiste à comparer bocaux, boîtes de chocolats et fruits à coque en vrac avec les détails du rappel.

Faire correspondre la marque, le format et le numéro de code-barres avec le code de lot permet de savoir si le produit figure sur la liste.

Si vous trouvez un produit rappelé, jetez-le ou rapportez-le et ne le servez à personne. Après avoir manipulé des fruits à coque suspects, nettoyez les surfaces et lavez-vous les mains afin d’éviter toute contamination croisée.

Effets en cascade sur le plan financier

Pour les détaillants et les cafés, ce rappel n’est pas seulement un avertissement : c’est aussi un travail de paperasse et de remise en état.

Retirer les produits des rayons implique de vérifier les factures des fournisseurs, d’isoler les stocks et de s’assurer que le personnel cesse de servir les desserts concernés.

Pendant ce temps, les inspecteurs ont vérifié que les entreprises retiraient bien les articles rappelés du marché, une étape qui peut demander plusieurs jours avant d’atteindre chaque point de vente.

Même un rappel de petite taille peut entamer la confiance et peser sur la trésorerie, en particulier pour les marques dont l’activité repose sur des coffrets-cadeaux.

Mises à jour continues du rappel

Ce rappel montre comment un seul ingrédient contaminé peut traverser les chaînes d’approvisionnement modernes et se retrouver dans de nombreux snacks sans rapport entre eux.

Tant que les enquêteurs continueront à tester des sources de pistaches, les Canadiens auront besoin d’alertes récentes et de vérifications rapides des étiquettes à domicile.

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