Aller au contenu

Incendies au Portugal continental : 13 441 hectares brûlés à Vouzela en juillet 2026

Pompiers combattant un feu de forêt avec un camion dans un paysage sec et fumant.

En moins d’une semaine, davantage d’hectares sont partis en fumée au Portugal continental que sur l’ensemble du premier semestre. Cette flambée s’explique en grande partie par l’incendie qui, entre la nuit de jeudi et dimanche, a ravagé 13 441 hectares à Vouzela et dans les communes voisines de Tondela, Águeda et Oliveira de Frades.

Depuis le début de 2026, 30 155 hectares de forêt et de broussailles ont déjà été détruits par les flammes au Portugal continental. Sur ce total, 15 753 hectares ont brûlé entre les 1 et 6 juillet, une période marquée par une vague de chaleur qui a favorisé des départs de feu liés à des comportements inappropriés, des accidents et des actes d’incendiarisme. À ce stade de l’année, ces chiffres placent 2026 au rang de deuxième pire année de la décennie en surface brûlée sur la même période. L’Intérieur du pays reste en danger maximal d’incendie au moins jusqu’à jeudi.

D’après le Système de Gestion Intégrée des Feux Ruraux, entre les 1 et 6 juillet, 457 incendies ont consumé 15 753 hectares. La région Centre concentre l’essentiel des dégâts : 93 feux y ont détruit 13 473 hectares, dont la quasi-totalité correspond à l’incendie déclaré à Vouzela (13 441 hectares), qui n’a été maîtrisé qu’avant-hier. La région Nord, malgré un nombre d’incendies plus élevé (227), arrive en deuxième position en surface brûlée, avec 1931 hectares.

Principales causes des incendies au Portugal

La surface détruite entre les 1 et 6 juillet dépasse celle enregistrée sur la première moitié de l’année : du 1er janvier à fin juin, 14 402 hectares ont brûlé, à la suite de 4135 feux. Au total, depuis le début de l’année, le pays a comptabilisé 4592 incendies, responsables de la perte de 30 155 hectares de forêt et de maquis.

En termes de surface brûlée, 2026 devient ainsi le deuxième pire millésime de la décennie, derrière 2017. Entre le 1er janvier et le 6 juillet 2017, 73 332 hectares avaient brûlé, principalement dans le contexte de la tragédie de Pedrógão Grande. Par rapport à la même période l’an dernier, le nombre d’incendies a augmenté d’environ 70 % et les hectares ravagés ont presque doublé. Plus de la moitié de la surface (56 %) a été détruite lors de journées présentant un risque élevé d’incendie.

La cause de l’incendie de Vouzela n’a pas encore été établie. En revanche, pour les feux de juillet déjà examinés par les autorités, les motifs les plus fréquents identifiés sont les accidents (5 feux) et l’incendiarisme (4).

Depuis janvier, les enquêtes menées sur les incendies ont permis de conclure que l’usage inapproprié du feu constitue la principale origine (1773 feux, pour 7893 hectares), devant les accidents (426 feux et 2347 hectares) et l’incendiarisme (405 feux, ayant détruit 554 hectares). Les reprises de feu ont, à elles seules, provoqué 196 incendies, entraînant la destruction de 521 hectares supplémentaires, ce qui souligne l’importance des opérations de noyage et de surveillance après extinction.

Vague de chaleur

Au début du mois, le Portugal a été touché par une vague de chaleur. Les températures ont commencé à baisser hier, mais l’amélioration ne se fait pour l’instant sentir que sur le littoral. Dans l’Intérieur, la chaleur persiste et le pays y fait encore face aujourd’hui à un danger maximal d’incendie rural.

La situation a conduit à l’activation du Mécanisme de protection civile de l’Union européenne, permettant le déploiement de renforts depuis l’Espagne (118 pompiers, 45 véhicules et deux aéronefs) ainsi que depuis l’Italie (deux Canadair). À 20 h lundi, 29 incendies étaient actifs, mobilisant 1383 personnels, soutenus par 11 moyens aériens et 428 véhicules.

Plus d’une centaine d’interpellations

Cette année, la GNR a déjà interpellé 134 personnes pour le crime d’incendie ; la majorité des arrestations est liée à des comportements inadaptés dans l’usage du feu, notamment des situations de négligence. Cette semaine, une grande partie du territoire sera classée en risque maximal, très élevé ou élevé d’incendie rural : la force de police a donc renforcé les patrouilles et maintient son dispositif en état d’alerte. Il est interdit de fumer, d’allumer un feu ou un brasier dans les espaces forestiers et agricoles, d’effectuer des brûlages (queimas ou queimadas) et de tirer des feux d’artifice ou des fusées.

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier!

Laisser un commentaire